Réputé comme l’un des meilleurs restaurants gastronomiques asiatiques parisiens, l’Imperial Treasure Fine Chinese Cuisine s’est vu décerner une étoile dans le Guide Michelin en mars dernier. Une distinction d’excellence pour Cyril Manceau, directeur général de l’établissement parisien, son chef, sa brigade et ses équipes.

Une histoire d’homme et de passion
Imperial Treasure, c’est avant tout l’histoire d’un homme passionné de gastronomie avec un sens aigu des affaires. Visionnaire, téméraire, homme de terrain et de cuisine, Alfred Leung, né à Hong Kong en 1953, gravit tous les échelons du métier dès l’âge de 16 ans. En 1981, il rejoint l’univers de la restauration à Singapour, ouvre sa propre enseigne en 1991, et treize ans plus tard, en 2004, il fonde l’Imperial Treasure Fine Chinese Cuisine, misant sur la haute gastronomie. Depuis lors, le succès est au rendez-vous. Le groupe compte aujourd’hui plus de vingt établissements dans les grandes capitales asiatiques et européennes, comptabilisant plus de 50 distinctions internationales, ainsi que des récompenses telles que le classement aux 50 meilleurs restaurants d’Asie et le World Gourmet Summit Awards of Excellence. Six de ses établissements sont étoilés au Guide Michelin, dont deux à Shanghai et Guangzhou, auréolés de deux étoiles chacun.
Une maison d’exception
La maison est nichée dans un élégant hôtel particulier. La mission hautement délicate d’insuffler au lieu l’âme d’une architecture haussmannienne à la tradition chinoise a été confiée à Jean-Philippe Nuel, architecte d’intérieur parisien à la renommée internationale. « Sans fioritures, avec justesse et délicatesse, l’écrin se devait d’être à la hauteur de la cuisine proposée ici, ou plutôt des différentes traditions culinaires, cantonaise, shanghaienne, Teochew, Huaiyang… » précise Cyril Manceau, son directeur général. Partition réussie, le design est moderne, sur le thème néo-chinois, et l’épure bannit tout folklore. Si Jean-Philippe Nuel incarne un certain art de vivre à la française, il offre ici à l’Imperial Treasure Paris tout son savoir-faire et sa capacité à aller avec bonheur vers d’autres cultures.
Nouveau salon privé
C’est pour répondre à la demande croissante d’une clientèle issue du monde des affaires que l’Imperial Treasure propose dorénavant un salon privé pouvant accueillir jusqu’à quatorze convives. La discrétion est au rendez-vous. Afin de jouer la continuité et de pérenniser les codes de la maison, la décoration, toujours signée Jean-Philippe Nuel, privilégie matériaux nobles et belles matières. Le chic intemporel d’une palette où le noir et l’or mettent en valeur des œuvres d’art provenant de la collection privée du propriétaire, Alfred Leung. Un espace intimiste qui incarne le luxe sans ostentation.
Par Cécile Olivéro
Les Recommandations du Chef
L’art des produits nobles sublimés
L’excellence n’est pas un concept, c’est une signature. À travers ses Recommandations du Chef, le restaurant célèbre la quintessence de la haute gastronomie chinoise, mettant à l’honneur des produits rares, travaillés avec une rigueur et une élégance remarquables.

L’excellence des trésors marins
Au cœur de cette sélection figurent les joyaux de la mer, symboles de prestige dans la tradition chinoise. Le Fish Maw (vessie natatoire séchée, longuement réhydratée puis délicatement braisée) incarne ce raffinement absolu. Préparé au bouillon de poulet jaune ou nappé d’une sauce à la ciboule enrichie d’ormeaux, il dévoile une texture soyeuse et une profondeur aromatique d’une grande subtilité.
Le concombre de mer d’Hokkaido, ingrédient rare et prisé, est mijoté avec une précision extrême afin de préserver sa texture délicatement gélatineuse. Associé à des sauces longues en bouche, toute la noblesse de ce mets d’exception est révélée.
L’ormeau, proposé entier (australien ou sud-africain), est braisé lentement jusqu’à atteindre un équilibre parfait entre fermeté et tendreté. Servi avec concombre de mer ou Fish Maw, il s’inscrit dans une tradition impériale où la patience sublime le produit.

L’art du bouillon et des textures
À l’Imperial Treasure, le bouillon est un pilier. La soupe de Fish Maw au tofu soyeux illustre la maîtrise du double mijotage : limpide, profonde, d’une élégance rare. Chaque cuillerée témoigne d’un travail minutieux où le temps devient ingrédient.
Le concombre de mer braisé aux champignons parfumés explore un registre plus terrien, mêlant notes boisées et intensité marine. Les sauces, concentrées sans être lourdes, enveloppent les ingrédients sans jamais les dominer.Entre tradition et modernité
Certaines assiettes offrent une lecture plus contemporaine. L’omelette légère de blanc d’œuf au crabe et noix de Saint-Jacques séduit par sa délicatesse aérienne. La «Tête de Lion » braisée à l’ormeau (généreuse boulette de porc mijotée) exprime quant à elle la rencontre entre rusticité et sophistication.
Les crevettes au curry doux accompagnées d’un mantou doré apportent une touche subtilement épicée, tandis que le poulet fumé au thé Oolong révèle des arômes délicatement boisés. Enfin, le chou chinois mijoté au bouillon de crevettes célèbre la simplicité maîtrisée, où la douceur naturelle du légume est sublimée par l’umami marin.
Une signature gastronomique affirmée
À travers ces recommandations, l’Imperial Treasure affirme sa vision d’une gastronomie exigeante, fidèle aux traditions, tout en s’inscrivant dans une approche contemporaine du luxe. Ici, chaque plat est pensé comme une œuvre d’équilibre : textures contrastées, sauces profondes, cuissons lentes et respect absolu du produit. Plus qu’un menu, c’est une immersion dans l’art culinaire chinois dans ce qu’il a de plus noble, une expérience destinée aux amateurs éclairés et aux passionnés de grande gastronomie.
Loïc Manceau






